chansons et poèmes face aux centrales photovoltaïques

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Gers

 

Des Ombres sur nos Terres

 

Couplet 1 Dans les vallons silencieux où se lèvent les matins, Là où les champs respirent encore l’odeur du pain, Des messieurs en costume viennent vendre leurs promesses, Avec des mots trop lisses, emballés de sagesse. Ils parlent d’énergie verte, d’un futur radieux, Mais leurs yeux comptent les hectares bien plus que les cieux. Ils veulent planter du métal où poussaient les moissons, Et repeindre nos campagnes d’un noir d’abandon.

Refrain

Non, non, non… pas ces ombres sur nos terres, Pas des miroirs de fer à la place des lumières. Pas nos rivières cerclées d’barbelés électriques, Ni nos collines vendues à des rêves cyniques. Le Gers n’est pas à vendre, il est vivant, il est fier, Et nos enfants méritent mieux… que des panneaux dans la poussière.

Couplet 2 Ils disent aux agriculteurs : « c’est l’argent qu’il vous faut », Mais derrière chaque contrat, un piège sous le tableau. Quand le sol sera brûlé par des tonnes de câblage, Qui répondra présent quand ils plieront bagage ? Les racines étouffées sous leurs plaques de verre, Les oiseaux qui s’enfuient, les haies qui disparaissent… On nous vole l’horizon avec un sourire poli, On repeint le futur en gris… puis on dit que c’est joli.

Refrain

Non, non, non… pas ces ombres sur nos terres, Pas des miroirs de fer à la place des lumières. Pas nos rivières cerclées d’barbelés électriques, Ni nos collines vendues à des rêves cyniques. Le Gers n’est pas à vendre, il est vivant, il est fier, Et nos enfants méritent mieux… que des panneaux dans la poussière.

Pont (parlé ou chanté)

Et quand ils reviendront, nos gosses, chercher nos chemins, Ils ne verront que des carcasses là où jouaient leurs mains. On leur dira : « C’est comme ça… on n’a pas su défendre », Mais il sera trop tard pour réapprendre À marcher dans les blés, à regarder le vent, À reconnaître la terre comme un morceau vivant.

refrain

Debout, debout… pour les plaines et les haies, Pour les fermes, pour les vignes, pour les terres menacées. Qu’ils viennent avec leurs chèques, leurs discours trop parfaits : Nous, on garde nos campagnes, on n’les laissera pas briser. Car le Gers n’est pas à vendre, il est vivant, il est fier… Et nos enfants méritent mieux Que des panneaux comme des pierres.

 


Corrèze

 

*L’agrivoltaïsme sur l’hexagone

 

*A nos combats

Les villageois et l’ogre Grobal

Il était une fois, dans une contrée reculée
Un paysan nommé Bourbier
Qui travaillait ses terres avec honnêteté.
Cette vie n’était pas facile mais il était heureux
Entouré de sa femme et de son fils, que voulait-il de mieux.
Un jour, l’ogre Grobal débarque et lui dit :
« Dis donc Bourbier, j’ai un marché à te proposer :
Loue-moi tes terres et je ferai de toi un millionnaire »
Bourbier lui répondit :
« Ok mais que devrais-je faire »
Rien ou si peu, niquer tes terres pendant 30 ans
Et emmerder tes voisins en passant.
Des écus sonnants et trébuchants !
Il n’en fallait pas plus pour renier son métier de paysan.
La décision fut vite prise
Il était déjà sous emprise.
C’était sans compter sur les villageois
Qui en restèrent tous coi.
Le choc passé, ils décidèrent de chercher du renfort
A plusieurs c’est bien connu, on est plus fort.
Quelle ne fut pas leur surprise de constater
Que des amis de plusieurs années
Leur tournèrent le dos sans hésiter.
Heureusement, du renfort ils en trouvèrent
Avec des personnes sincères
Qui, conseils et soutien leur prodiguèrent.
C’est donc gonflé à bloc qu’ils partirent au combat.
Cette bataille fut amère et remplie de coups bas.
Il y eut des renoncements, du mépris,
Ainsi que quelques lâchetés,
De celles qui vous font honte quand vous vous regardez.
Mais que serait un combat sans ces petites contrariétés.
Après plusieurs mois de lutte, les villageois en colère
Chopèrent l’ogre Grobal
Et lui bottèrent son gros cul sale
Moralité,
Si tu ne veux pas te faire botter le cul
Ne vient pas faire chier les pégus
Cette morale vaut bien une raclée
Et devrait être méditée
Par tous les Grobal du pays
Qui des villageois font fi.

 

 

 

 


 

Alpes de Haute-provence

 

*Lure en résistance

Lire les paroles ici

 

*Le soleil a rendez-vous avec la tune

Lire les paroles ici

*L’arbre debout

 

 

Pamela et Mr Robalex (théâtre)

 

textes :

L’arbre m’a dit

La défense de la montagne de Lure par Éliane Mévouillon

Bella Lure, par Amarya

Gardien de la terre par Marie Veroda

Lure, par Angéline Biliau

Lure en vie, par Claude et Gérard