Outils pratiques pour vos luttes

 

Nous proposons une aide juridique, et une aide de naturalistes.

Ci-dessous, vous trouverez d’autres éléments pratiques pouvant vous aider.

N’hésitez pas à utiliser les différents argumentaires présents sur le site et à nous contacter : coordo-luttes-pv@protonmail.com

 

 


Obtenir l’étude d’impact et toutes les correspondances entre un développeur et une administration et mairie

Demandez les correspondances entre un développeurs et une mairie

Avis favorable de la CADA

https://coordo-nationale-photorevoltee.org/wp-content/uploads/2026/08/Avis-cada-availles-limouzine.pdf

« (…) demande de communication des correspondances avec KRONOS SOLAR et avec Neoen, ainsi que les comptes rendus de réunion relatifs au projet photovoltaïque « Les Vignes de Lhubert »

(…) En l’espèce, en réponse à la demande qui lui a été adressée, le maire d’Availles-Limouzine a indiqué à la commission, s’agissant des correspondances, qu’elles sont privées et que les informations qu’elles contiennent ne pouvaient être divulguées sans l’accord des personnes concernées. La commission en prend note mais précise que le fait que ces documents comportent des éléments relevant de la vie privée ne s’oppose pas à leur

communication et implique seulement une occultation de ces éléments. De plus, dans le cas d’une communication comportant des occultations d’informations relevant de la vie privée, la commission précise que l’accord préalable des personnes concernées n’est imposé par aucune règle en vigueur.

La commission estime ainsi que les correspondances sollicitées, dont elle n’a pas pu prendre connaissance, sont communicables à toute personne qui en fait la demande, en application des articles L311-1 du code des relations entre le public et l’administration et L124-1 et suivants du code de l’environnement, sous réserve, dans les conditions rappelées ci-dessus, selon la catégorie à laquelle l’information environnementale concernée se rattache, des occultations nécessaires à la protection des intérêts énumérés aux articles L124-4 et L124-5 de ce dernier code, notamment celles tenant à la vie privée, à condition que l’intérêt pour l’environnement ne justifie pas qu’il soit dérogé à ces secrets. Elle émet donc un avis favorable à la demande, sous ces réserves ».

 

Exemple de courriel :

Monsieur le maire, mesdames, messieurs les élu.es,
par ce courriel nous vous demandons de nous transmettre tous les documents relatifs au projet photovoltaïque Enercoa sur les biens de section du Grand-mas. Notre demande comprend la correspondance entre la mairie et Enercoa, les compte-rendu de réunions, mais aussi l’intégralité du dossier envoyé à la préfecture afin de transférer la propriété des sectionnaux à la commune; ce dernier comprenant le nombre de signataires et l’intégralité des courriers-types nominatifs que vous avez distribués.

Ces documents entrent dans le champs des documents communicables. En effet selon l’article L. 300-2 du code des relations entre le public et l’administration (nous surlignons) :

« Sont considérés comme documents administratifs, au sens des titres Ier, III et IV du présent livre, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, les documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par l’Etat, les collectivités territoriales ainsi que par les autres personnes de droit public ou les personnes de droit privé chargées d’une telle mission. Constituent de tels documents notamment les dossiers, rapports, études, comptes rendus, procès-verbaux, statistiques, instructions, circulaires, notes et réponses ministérielles, correspondances, avis, prévisions, codes sources et décisions »

Pour exemple, la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA), dans son Avis n° 20233013 du 22 juin 2023 relatif à la commune de Clairvaux d’Aveyron, rappelle que « le courriel de la société Bouygues faisant office de compte rendu de la réunion de septembre 2022. Elle estime qu’un tel document administratif est communicable à toute personne qui en fait la demande en application de l’article L311-1 du code des relations entre le public et l’administration. Elle émet donc un avis favorable ».

À défaut de réponse dans un délai d’un mois, ou dans l’hypothèse d’une réponse incomplète, nous saisirons la Commission d’accès aux documents administratifs.

Obtenez les études d’impacts environnementales (EIE)

avant les enquêtes publiques

Obtenir l’EIE avant l’enquête publique est indispensable pour l’analyser et la faire expertiser par des naturalistes et associations de naturalistes (nous reviendrons vers vous quant au réseau que nous mettons en place).

Les failles majeures trouvées vous serviront soit lors des enquêtes publiques, soit lors des contentieux. A ce sujet, pour doser au mieux vos argumentaires (il ne faut pas donner tous ses arguments lors des enquêtes publiques), prenez contact avec notre cellule juridique1.

Pour obtenir les EIE, écrivez à vos DDT et DREAL, et finissez votre mail, courrier, par :

 

Ce document entre dans le champs des documents communicables. En effet selon l’article L. 300-2 du code des relations entre le public et l’administration (nous surlignons) :

« Sont considérés comme documents administratifs, au sens des titres Ier, III et IV du présent livre, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, les documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par l’Etat, les collectivités territoriales ainsi que par les autres personnes de droit public ou les personnes de droit privé chargées d’une telle mission. Constituent de tels documents notamment les dossiers, rapports, études,comptes rendus, procès-verbaux, statistiques, instructions, circulaires, notes et réponses ministérielles, correspondances, avis, prévisions, codes sources et décisions »2.

La CADA précise que  :

« par ailleurs, aucune disposition du code de l’environnement ne prévoit la possibilité pour l’autorité administrative de refuser la communication d’une information relative à l’environnement au motif qu’elle s’inscrirait dans un processus de décision en cours. Aussi la circonstance que le document revêt un caractère préparatoire à une décision que l’administration n’a pas encore prise ou n’a pas manifestement renoncé à prendre, qui fait temporairement échec à la communication des documents administratifs dans le cadre du régime général d’accès, ne peut donc jouer en matière environnementale (20164399). (…) la commission considère que lorsqu’une demande porte sur des informations environnementales, il convient de se référer aux dispositions du code de l’environnement si elles sont plus favorables, même si elles ne sont pas invoquées par le demandeur.

La notion d’information relative à l’environnement

Définie à l’article L. 124-2 du code de l’environnement, l’information relative à l’environnement est une notion très extensive. Il s’agit de toute information, quel qu’en soit son support (écrit, visuel, sonore, électronique), ayant pour objet :

1° L’état des éléments de l’environnement, notamment l’air, l’atmosphère, l’eau (20164387), le sol (20155708, 20154335, 20171751, 20172197, 20172198, 20172199) à propos de la pollution des sols au chlordécone), les terres, les paysages (projet de parc éolien 20171740), les sites naturels (20161481 à propos de l’inscription au réseau Natura 2000), les zones côtières ou marines et la diversité biologique, ainsi que les interactions entre ces éléments ;

2° Les décisions, les activités et les facteurs, notamment les substances, l’énergie, le bruit (20163614, 20163328, 20163165, 20163135 à propos de nuisances sonores), les rayonnements (20174716, 20171156 à propos des mesures de débit d’absorption spécifique des téléphones mobiles), les déchets (20170247, 20163554, 20162631), les émissions, les déversements et autres rejets (20161793 à propos d’un dispositif d’assainissement collectif, 20163724 à propos des risques d’expositions à des poussières de bois et produits chimiques), susceptibles d’avoir des incidences sur l’état des éléments précédemment cités ;

3° L’état de la santé humaine, la sécurité et les conditions de vie des personnes (20165431, 20163724), les constructions (20162206 à propos du diagnostic amiante) et le patrimoine culturel, dans la mesure où ils sont ou peuvent être altérés par des éléments de l’environnement, des décisions, des activités ou des facteurs mentionnés ci-dessus ;

4° Les analyses des coûts et avantages ainsi que les hypothèses économiques utilisées dans le cadre des décisions et activités visées au 2° ;

5° Les rapports établis par les autorités publiques ou pour leur compte sur l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à l’environnement (20170806, 20170621).

Une obligation de communication étendue

Le droit d’accès porte sur des « informations » et non sur des « documents ». Le demandeur n’a donc pas à identifier un document précis et peut se contenter de formuler une demande de renseignements, dès lors qu’il exprime clairement la nature de l’information qu’il souhaite obtenir.

Le droit d’accès s’exerce non seulement auprès des autorités publiques (20164029), mais aussi de toute personne chargée d’une mission de service public en rapport avec l’environnement, à l’exception des organismes ou institutions agissant dans le cadre de pouvoirs juridictionnels et législatifs (article L. 124-3 du code de l’environnement).»3

À défaut de réponse dans un délai d’un mois, ou dans l’hypothèse d’une réponse incomplète, nous saisirons la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

Pour saisir la CADA cela se fait via un formulaire en ligne, soit par courrier.4

Parallèlement, tenez-nous au courant de l’évolution de votre demande.

Bon courage !

 

 

OFB obtention de documents suite à avis CADA

 

L’OFB vient de donner des inventaires qu’elle refusait de mettre à disposition d’une association locale depuis deux mois.

Plusieurs espèces protégées avait été observées par un agent OFB, mais ses supérieurs refusaient que ces données soient communiquées, alors qu’elles n’étaient mentionnées dans aucune autre base de données.

Exemple de courrier pour obtenir cela :

« Madame, Monsieur,

Dans le cadre du projet photovoltaïque sur la commune X nous sollicitons votre service pour obtenir le résultat de vos inventaires de terrain. (…) nous demandons officiellement à votre service, en application des articles L124-1 et suivants du code de l’environnement et de la Convention d’Aarhus, la communication des données naturalistes dont vous disposez sur ce site.

Nous savons pouvoir vous faire confiance pour que le code de l’environnement soit strictement appliqué. Pour votre parfaite information, permettez-nous de vous transmettre un avis de la CADA sur une demande similaire faite auprès de vos collègues du SD 07.

Avis Cada

https://coordo-nationale-photorevoltee.org/wp-content/uploads/2026/04/Avis-CADA-1.pdf

Avis n° 20234137 du 19 juillet 2023

« Monsieur Pierrot PANTEL, pour l’Association nationale pour la biodiversité, a saisi la Commission d’accès aux documents administratifs, par courrier enregistré à son secrétariat le 3 juillet 2023, à la suite du refus opposé par le directeur général de l’Office français de la biodiversité à sa demande de communication des documents suivants, concernant la présence de Réséda de Jacquin sur la commune de Saint-Pierre-de-Colombier :

1) le rapport ou la fiche de contrôle de l’OFB concernant un contrôle administratif effectué sur la commune de Saint-Pierre-de-Colombier le 31 mai 2023 ;

2) le rapport du conservatoire botanique national (CBN) dont dispose l’OFB – service départemental de l’Ardèche, à la suite de ce contrôle. (…) »


Réponses aux éléments de langage des industriels

Lire ici

 

Synthèse argumentaire

mai 2026 , v10, par Christian Marée

 

 


 

 

Guide de l’opposant.e aux projets photovoltaïques par TNE Occitanie

Lire ici

 

Précisions et corrections :

*Quant à la décabornation de l’énergie et réaffirmons la nécessité de sortie du nucléaire tel qu’affirmé dans notre charte.

*Lorsque le PC ou la DP du projet a été déposée après le 9 mai 2024 et que le projet se réclame de « l’agrivoltaïsme » : la CDPENAF doit rendre un avis conforme, c’est à dire décisionnaire, qu’est obligé de suivre la préfecture dans son Arrêté de refus ou d’acceptation (sauf cas d’illégalité manifeste dans la décision de la CDPENAF, cf instruction ministérielle de février 2025). Donc convaincre tous les membres de la CDPENAF est une priorité https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/commission-departementale-preservation-espaces-naturels-agricoles-forestiers

* lorsque le PC ou la DP ne se réclame pas de « l’agrivoltaïsme », il relève par défaut du PV dit « agricompatible » et ne peut aller que sur des surfaces décrites dans le Document-cadre départemental. En ce cas l’avis de la CDPENAF est un avis simple, c’est à dire consultatif. mais selon les rapports de force dans les départements, la préfecture suit généralement l’avis de cette commission. D’autant plus que la préfecture est représentée dans son vote par la DDT au sein de cette commission. Donc vérifier comment elle a voté sur le projet, permet de savoir ce qu’elle décidera quant à son arrêté.

*subtilité : tant que le document-cadre n’est pas promulgué par la pref, les projets de cette « seconde catégorie » relèvent du régime juridique antérieur à la loi APER : rapprochez-vous de notre cellule juridique et/ou de l’annuaire des avocat.es pour le contrer et argumenter.

*l’Avis de la CDPENAF intervient dans les deux mois après le dépôt du PC ou de la DP, et non pas après ou pendant l’enquête publique. C’est donc une priorité que de convaincre les membres de la CDPENAF de voter contre le projet.

*Précisions de la coordo : le seuil de déclenchement de l’étude d’impact environnementale systématique est passé en juillet 2026 à 3 MWc, suite au Décret n° 2026-674 du 27 juillet 2026 portant mesures de simplification de l’action publique locale et des normes applicables aux collectivités territoriales et à leurs groupements. Cela permet de dispenser d’étude d’impact (ou de les y soumettre seulement au cas par cas) les projets jusque 3 MWc, soit des projets entre 3 et 9 hectares

 


Exemple d’avis dans les enquêtes publiques

Lire ici

 


Cadastre solaire à utiliser afin de démontrer l’absence de recherche par le développeur de solutions alternatives

 

Cette recherche est aussi une des condition permettant à l’industriel d’obtenir la Dérogation à la destruction d’espèce protégée (DEP) :

démontrer l’insuffisance de sa recherche est donc primordial.

 

https://france-potentiel-solaire.cadastre-solaire.fr/

 

Une base de données basée sur RTE et l’ IGN/CEREMA pour le potentiel des toitures et ombrières.

On peut avoir un résultat pour une commune, une CC, un département, une région.

Cela donne

– la consommation

– la production électrique par type de surface

– le potentiel par type de toiture et ombrière

 

 

 


Un site intéressant concernant les enquêtes publiques

Voir ici

 

 


Les Avis du CNPN sur les centrales photovoltaïques

 


 

 

Explorateur de documents des autorités environnementales, créé par le journal d’investigation Disclose

Voir ici

 

 


 

Attrap tes arrêtés préfectoraux!

Voir ici

Outils pour retrouver tous les arrêtés préfectoraux en France, créé par La Quadrature du Net

 

 


 

 

Open data du Ministère de la justice

Voir ici

 

 


Guide juridique des arbres

du GNSA

lire ici

 

Guide sur la protection des arbres, par Notre Affaire à Tous



Webinaire :

quels leviers juridiques pour ma lutte ? par Me Elohane Durand

 



Les naturalistes des terres

Nous sommes des naturalistes : scientifiques, juristes ou amateur.ices, débutant.e.s ou confirmé.e.s, sympathisant.e.s ou praticien.ne.s et nous souhaitons (re)lancer un réseau de naturalistes en lutte.

Nous sommes convaincu.e.s que la pratique naturaliste ne doit pas se résumer à la seule contemplation ou à l’inventaire du désastre. Le lien sensible que nous avons avec les êtres vivants et leurs écosystèmes fait de nous des allié.es nécessaires et précieux dans leur défense. Cependant, pour jouer pleinement ce rôle d’allié.es, notre pratique doit aussi se réinventer et se doter d’une portée politique en revendiquant une dimension nécessairement anti-extractiviste.

Nous nous déclarons volontaires pour venir apporter notre aide auprès des luttes locales qui en ont besoin, à des fins de contre-expertise naturaliste, d’appropriation des enjeux écologiques du site pour les habitant.es, de transmission de savoirs. C’est aussi l’occasion de nous imprégner d’un lieu à défendre, de découvrir d’autres modes d’action, de mailler la résistance.

Connaître les vivants autour de soi est essentiel pour se lier plus fortement à son territoire, transformer son attention et activer les résistances. Les savoirs naturalistes, mis en commun avec d’autres, peuvent apporter énormément pour imaginer des actions joyeuses et revitalisantes, et apprendre à refaire communauté entre humains et non-humains pour s’allier contre les extinctions en cours.

Organisons-nous, retrouvons-nous, discutons, inventons.

https://naturalistesdesterres.gogocarto.fr/map#/fiche/AliC/Op/@45.915,1.282,12z?cat=all@j10l12n15q17s29bf32bh5t20v22x25ba27bc30bi35bk6h1

 

 



Confédération paysanne AGRIVOLTAÏSME : NOS POSITIONS

VRAI / FAUX
SUR LE PHOTOVOLTAÏQUE AU SOL
ET L’AGRIVOLTAÏSME

 

NOUS NE TOMBERONS PAS
DANS LE PANNEAU
DE L’AGRIVOLTAÏSME !
Positionnement quant au photovoltaïque
sur les terres agricoles naturelles et forestières